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 ~~Livre sur la Bataille de Bouvines~~ (SIEGFLID)

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MessageSujet: ~~Livre sur la Bataille de Bouvines~~ (SIEGFLID)   Ven 24 Sep 2010 - 15:31

Sommaire :

- ... Face à Jean Sans Terre

- La Victoire de la Roche-Aux-Moines

- La Bataille : un Affrontement Sacré

- Le Dimanche de Bouvines

- La Victoire Française


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MessageSujet: Re: ~~Livre sur la Bataille de Bouvines~~ (SIEGFLID)   Ven 24 Sep 2010 - 15:32

Le 26 Mars 1199, le valeureux et célèbre Richard 1er Coeur de Lion est mortellement bléssé au siège du château de Châlus, dans le Limousin, il meurt quelques jours plus tard. C'est son frère Jean qui lui succède.


... Face à Jean Sans Terre

La tâche de Philippe Auguste sera facilitée par la personnalité tortueuse de son adversaire.

En 1200, Philippe II saisit le prétexte d'une plainte de la maison de Lusignan pour prononcer la confiscation des biens de Jean Sans Terre.
Allié à Arthur de Bretagne, il met la sentence à exécution.
Après la capture et le meurtre d'Arthur, son neveu, Jean, déconsidéré, est abandonné par les seigneurs angevins.

Fin Juin 1204, Philippe II devient le maître de la Normandie et bientôt des terres angevines du nord de la Loire, mais le Poitou résiste, les campagnes de 1205 et 1208 n'apportent aucun résultat décisif.


Philippe II Auguste (1165-1223)

En 1213, Jean Sans Terre a rétabli sa position, conforté par l'élection à la tête du Saint Empire de son neveu Otton de Brunswick et par la réconciliation avec le pape ... .
Il met sur pied et finance une coalition contre le roi de France qui rassemble tous les rivaux de Philippe dont Jean Sans Terre, Ferrand de Flandre, Renaud de Boulogne et Otton de Brunswick.
Alors que les coalisés sont en mesure de l'emporter, le front nord, dirigé par Ferrand, serait chargé d'occuper Philippe Auguste tandis que le roi d'Angleterre organiserait l'invasion par le sud à partir des territoires du Poitou.
Le roi de France serait pris en tenaille.

La Victoire de la Roche-Aux-Moines

Les opérations en Flandre débutent au printemps 1213, et donnent lieu de graves dommages, chacun des deux camps voulant affaiblir l'adversaire par le pillage et l'incendie des villes conquises.
La Flandre est rapidement dévastée.
Toutes ces opérations durent un an, sans succés décisif : en Juin 1214, Ferrand menace encore l'Artois et assiège Aire.

Pendant ce temps , Jean, qui a débarqué à La Rochelle le 16 Février 1214, tente de rassembler ses vassaux du Poitou, du Limousin et de Saintonge, pour compenser les nombreuses défections de ses barrons anglais qui estiment de leur devoir féodal ne les contraint pas à suivre le roi hors d'Angleterre.
Il marche sur Nantes, qui résiste, puis sur Angers, et entreprend de réduire les châteaux des environs. Il assiège ainsi La Roche-Aux-Moines.

Philippe l'apprend, confie à son fils Louis, futur Louis VIII, la tâche d'aller délivrer la place avec une armée d'environ huit cents chevaliers, sans compter les fantassins.

A l'approche de ces secours, Jean, brusquement pris de panique, abandonne le terrain, le 2 juillet.


Sceau de Jean Sans Terre (1167-1216)

La Bataille : un Affrontement Sacré

Le roi d'Angleterre se retire à la Rochelle, d'où il fait savoir à ses alliés qu'il est sain et sauf et leur donne le signal d'une attaque au nord.

Cette attaque a lieu le 27 Juillet 1214. Il s'agit cette fois d'une bataille d'un affrontement ordonné entre deux camps engageant leurs forces dans un combat ayant valeur d'ordalie, c'est-à-dire d'un jugement divin où Dieu choisit son camp.

De telles rencontres sont rares à cette époque, les souverains évitant habituellement un combat aussi périlleux aux conséquences lourdes pour leur légitimité. Depuis Brémule, en 1119, où le roi d'Angleterre a défait Louis VI le Gros, aucun roi de France ne s'y risqué.

L'armée des coalisés est dirigée par Otton de Brunswick, et rassemble Baudoin de Flandre, Renaud de Boulogne, le comte de Salisbury, le duc de Brabant, plusieurs seigneurs germaniques, les milices de plusieurs villes flamandes et des mercenaires soldés par Jean et conduits par Hugues de Boves. Les armées de Philippe Auguste, rassemblés à Tournai, font mouvement en direction de Lille.

Le Dimanche de Bouvines

La rencontre décisive a lieu près du pont de Bouvines sur la rivière Marcques.
On est Dimanche 27 Juillet ; or, depuis le début du XI ème siècle,
l'Eglise interdit que les batailles aient lieu ce jour-là, consacré au culte. Renaud de Boulogne conseille d'attendre le lendemain, mais Hugues de Boves veut en découdre et profiter du moment où les Français traverseront le pont, scindant ainsi leurs forces.

Philippe Auguste, de son côté, prend conseil.
Philippe de Courtenay répugne à combattre un dimanche ; le duc de Bourgogne propose d'esquiver la bataille et se retirer vers Lens.
Mais frère Guérin, hospitalier devenu évêque de Senlis, qui commande l'arrière-garde, voit les troupes coalisées rangées en ordre de combat : il en avertit le roi qui décide de livrer bataille.
Celle-ci aura donc lieu un dimanche.

Il est près de midi et le roi accomplit les rites qui font de cet engagement militaire un acte sacré, une ordalie.
Il prie dans sa chapelle de campagne puis, rassemblant ses lieutenants autour de l'oriflamme de Saint-Denis, il leur adresse une harangue qui souligne la sainteté de leur combat :
ils sont certes pécheurs, mais ils combattent pour Dieu et protègent les libertés, les pauvres et les églises contre le camp des excommuniés et des oppresseurs.
Il bénit ses armées et les dispose en trois corps, et l'historiographe du roi, Guillaume le Breton fait entonner les psaumes implorant la victoire.

Les troupes du centre sont dirigées par le roi, entouré de ses familiers, Barthélémy de Roye, Guillaume de Garlande et Guillaume de Barres ; l'aile droite est commandée par frère Guérin et le duc de Bourgogne,
l'aile gauche par l'évêque Philippe de Beauvais et le comte Robert de Dreux, tous deux cousins du roi.
Ces corps sont soutenus par les sergents à pieds des communes, postés au centre et à gauche.

L'aile droite engage le combat, suivie du centre, puis de l'aile gauche. Alors que les coalisés peinent à se mettre en ordre, les Français, commandés par Guérin, chargent la cavalerie flamande.
L'offensive est peu meurtrière sur ces guerriers lourdement armés, mais entraîne la blessure de Ferrand de Flandre, qui doit se rendre.
Au centre, les chevaliers de Philippe Auguste résistent à ceux de Renaud et à ceux d'Otton qui arborent une terrifiante enseigne : un aigle surmontant un dragon.

L'affrontement y est ardent et acharné car Otton, Renaud et Ferrand ont juré de combattre le roi de France jusqu'à la mort.
Les sergents à pied des villes du Nord (Amiens, Arras et Beauvais ) traversent les lignes françaises et parviennent jusqu'à Philippe Auguste qu'ils environnent.

Selon Roger de Wendover, Renaud de Boulogne aurait désarçonné le roi de sa lance et s'apprêtait à le tuer lorsqu'un chevalier s'interposa et reçut à sa place le coup mortel.
Le roi, en grand péril, est sauvé par l'arrivée d'un groupe de chevaliers de sa maison, qui lui amènent un cheval : il parvient à s'échapper.


Bataille de Bouvines, le 27 Juillet 1214

La Victoire Française

La contre-attaque française parvient alors jusqu'à Otton.
Guillaume de Barres et deux chevaliers s'approchent assez de lui pour le désarçonner, mais Otton est sauvé par son armure et les chevaliers de sa maison le ramènent en lieu sûr, avant d'être capturés à leur tour.
En revanche, l'étendard impérial tombe aux mains des Français, révélant qu'Otton est en fuite.
A droite comme au centre, les coalisés essuient des pertes graves, et commencent à lâcher pied. Hugues de Boves, le duc de Brabant et le duc de Limbourg s'enfuient. A l'aile gauche, la victoire française se dessine également, mais Renaud tient bon.
Il mène des charges impétueuses puis vient se réfugier derrière les lignes de soldats armés de longues piques. Mais un sergent français finit par abattre son cheval et l'immobiliser.
Après une tentative avortée pour échapper à ses ravisseurs, Renaud doit se rendre au roi de France, tout comme le comte de Salisbury. Philippe arrête la poursuite des fugitifs, craignant de perdre ses prises.
Au son des trompes, les troupes royales regagnent leur camp dans la liesse : la victoire est totale, définitive.
Philippe Auguste y gagne un important butin et un nombre élevé de prisonniers de marque, parmi lesquels ses trois ennemis les plus acharnés, Renaud de Boulogne, Ferrand de Flandre et le comte de Salisbury.


Renaud de Dammartin, comte de Boulogne fait prisonnier suite à sa défaite

La victoire de Bouvines consolide la renommée et le pouvoir de la royauté capétienne de façon décisive. Philippe Auguste jouit désormais d'un prestige considérable, exalté encore par l'historiographie française.
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