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 ~~Livre sur la théorie du Combat et son apprentissage~~

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MessageSujet: ~~Livre sur la théorie du Combat et son apprentissage~~   Ven 24 Sep 2010 - 15:39

Sommaire :

I la logique interne du combat
II la tenue de l’arme et les techniques de déplacement
III les gardes principales et secondaires
IV les attaques et préparations d’attaque
V les techniques à courte distance : gardes et attaques spécifiques



I – La logique interne du Combat

L’essentiel est déjà de comprendre qu’un combat ne signifie pas nécessairement la mort mais la mise hors de combat d’une façon suivante :
- soit en immobilisant son adversaire
- soit en s’emparant de son arme ou en immobilisant celle-ci
- soit en le mettant à la merci de son arme

Dans l’approche d’un combat, différents critères rentrent en ligne de compte : la distance, le moment de l’attaque, le changement de rythme, l’équilibre, et l’à propos.
Sans espace de combat, il n’y a tout bonnement pas de combat. Cet espace naît de 3 éléments : la distance, le moment et la vitesse, avec en toile de fond l’équilibre et l’à-propos.

1-Gestion de la distance

Plusieurs types de distance sont identifiables dans un combat :
- la hors distance : aucun espace d’opposition, nécessité poru les deux combattants de se déplacer pour s’affronter.
- la longue distance : à distance pour une attaque avec un déplacement marche ou une demi-feinte.
- la courte distance : distance entre les deux protagonistes correspondant à un allongement de bras. L’épée peut-être tenue à deux mains sur la poignée, ou à 1 main sur la poignée et l’autre main sur la lame, poru des coups de taille ou de pointe ou encore des coups de pommeau.
- le corps à corps : on est alors très proche du combat à mains nues poru terrasser l’adversaire et le daguer.

En combat, le passage de l’une à l’autre de ces distance est nécessaire à une bonne gestion des attaques, défenses, et des risques.


2-Moment de l’attaque

Trois choix : soit avant l’attaque adverse (attaque sur la préparation), soit en même temps que l’attaque (opposition), soit après l’attaque adverse (parade ou esquive puis contre-attaque).

Le choix dépend en général du rapport de compétence entre les deux combattants, du rapport de taille, poids et armement.

3-Changement de rythme

C’est la capacité à accélérer ou à décélérer une action afin de contrarier l’action adverse et de prendre l’avantage, voire de changer de système technique afin d’utiliser la technique optimale en fonction d’un adversaire.
Ce n’est pas la vitesse pure qui permet la réussite mais le changement de vitesse : lent-vite ; vite-lent-vite ; etc…

4-Equilibre

Les temps de déséquilibre étant des moments très favorables pour une attaque, la qualité des déplacements compte beaucoup si l’on veut éviter de se retrouver en faiblesse.
Il faudra privilégier les déplacements petits, équilibrés et rapides, aux déplacements de grande amplitude qui sont plus lents par nature et plus propices à un déséquilibre.
Ces problèmes de déséquilibre peuvent être accrûs par le poids de l’armes et des protections. Les déplacements fondamentaux permettent de travailler cet équilibre.

5-A propos

C’est la capacité à voir et à saisir les opportunités qui se présentent, voire à les créer.
Seule l’expérience et l’entraînement permettent d’avoir assez de confiance en soi pour l’improvisation, sans compter que ce genre de risque demande une capacité à lire les actions de l’autre à travers les mouvements de son corps.
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MessageSujet: Re: ~~Livre sur la théorie du Combat et son apprentissage~~   Ven 24 Sep 2010 - 15:50

II – Tenue de l’arme et techniques de déplacement

1–La tenue de l’arme

Avec une épée à deux mains, arme la plus commune à notre époque (XVème siècle), on peut soit utiliser ses deux mains, soit une seule selon le type de coups à porter.

L’épée comprend : le pommeau, la fusée ou poignée, la garde et les quillons, la lame, la pointe de la lame.
La lame elle-même se divise en trois parties sensiblement égales :
- le premier tiers près de la garde est appelé le fort, qui sert à faire les parades
- le deuxième tiers est le moyen, utilisé pour les actions de fer
- le dernier tiers est le faible, utilisé pour les coups de taille (avec le tranchant intérieur on parle de vrai tranchant, l’autre tranchant et le faux tranchant ou contre tranchant)

Pour les coups de taille : la main droite est placée sur la fusée de la garde avec le pouce qui rejoint l’index de façon à former un anneau autour de la poignée. La main gauche est sous la main droite, le pouce rejoignant l’index de la main gauche.



Pour les coups de contre taille ou les parades : il faut parfois mettre le pouce de la main droite sur le plat de la lame pour présenter le contre tranchant.
Il y a toutefois une polémique sur l’utilisation du plat de la lame dans les parades car cela peut conduire à la cassure de la lame. D’où le fait que la parade doive se faire au niveau du fort de la lame seulement. A contrario, utiliser le tranchant pour parer peut user le fil de la lame.

Pour les coups d’estoc : le position de la main gauche est modifiée, à savoir qu’elle empaume le pommeau pour donner plus de force et de précision au coup de pointe.



Pour la tenue à une main : très occasionnelle, elle permet le saisissement de la lame adverse ou un désarmement ou encore une technique de corps à corps. Le pouce est placé sur la poignée en opposition avec la direction du coup porté pour plus de force.



Particularités :

- dans les parades les pouces se mettent en opposition avec les coups pour plus d’efficacité et de sécurité.
- afin de faciliter le passage de l’épée dans les mouvements de croisement de bras, il faut prendre l’habitude de maintenir l’épée dans les deux anneaux formés par le pouce et l’index, les autres doigts servant uniquement à l’orientation de l’épée
- il ne faut pas serrer la poignée en permanence mais relâcher ses muscles et ne serrer qu’au moment d’une frappe ou d’un choc avec la lame adverse


2-Les principaux déplacements

Conseils généraux :
Ils servent à une attaque mais aussi à une action de défense ou de préparation d’attaque. Ils doivent se faire de manière fluide, sans à-coups, dans le plus grand équilibre possible.



D’où l’intérêt de bons appuis, c’est à dire :

- jambes fléchies
- faible amplitude (pas plus d’un pied de déplacement) pour un meilleur équilibre et la possibilité de changer de sens de déplacement en cours de route
- respect de l’écart initial entre les pieds, déplacés en rasant le sol mais sans le toucher (pas de pas chassés surtout), avec une pose au sol du talon avant tout pour un meilleur équilibre

La marche :
Déplacement du pied avant de 1 à 2, puis du pied arrière de 3 à 4. Le pied arrière ne doit pas venir contre le talon du pied avant.

La marche par alternance :
Depuis la position initiale de la marche, le pied arrière passe devant le pied avant, qui pivote sur son talon. Ce déplacement permet de changer de direction.

La marche inversée :
C’est le contraire de la marche, le pied arrière passe de 1 à 2 puis le pied avant de 3 à 4. Cette marche est avant tout tactique car elle cache le déplacement choisi longtemps afin de loger son attaque.

La marche à dextre ou à senestre : déplacement des pieds l’un après l’autre sur le côté sans les croiser, afin de se déplacer peu à peu en arc de cercle. Préférable aux passes à dextre ou senestre surtout si l’adversaire a des genouillères à aileron.

La retraite :
Déplacement du pied arrière de 1 à 2, puis du pied avant de 3 à 4, le talon doit se poser en premier quand même.

La retraite par alternance :
Le pied avant passe de 1 en 2, donc derrière le pied arrière, qui passe après de 3 à 4 en pivotant sur le talon, avec un changement de placement du bassin.

La retraite inversée
:
Le pied avant se rapproche du pied arrière en passant de 1 à 2, et le pied arrière passe de 3 à 4 ensuite. Ce mouvement permet d’éviter une attaque à la jambe avant, surtout si on le conjugue avec une action de pointe vers l’adversaire.

La passe-avant :
Déplacement vers l’avant du pied arrière qui vient devant le pied avant (1 à 2) et du pied avant qui revient à sa place originelle devant le pied arrière (même écartement qu’au départ).

La passe-arrière :
Le pied avant passe juste derrière le pied arrière en 2, et le pied arrière recule ensuite pour reprendre la position de départ en 4.

La passe à dextre ou senestre : déplacement latéral en croisant devant ou derrière, tout en restant face à l’adversaire.

Les voltes et les contre-voltes : mouvements de pivotement sur un pied.
Dans la volte (tour sur soi-même), le pied gauche (avant du pied cette fois) sert de pivot, dans la contre-volte c’est le droit.
Ce genre de mouvement permet de se dégager et de prendre de la distance par rapport à l’adversaire, ou dans un combat à deux adversaires contre un, de gagner le second adversaire après esquive ou parade sur le premier.

La volte d’un quart de tour :
Depuis la garde de la couronne, placer le pied gauche derrière le droit (1 à 2) puis pivoter sur l'avant du pied pour venir en 3. Ceci entraîne un changement de garde et un passage du pied droit avant en 5.
Attention c’est un déplacement délicat pour l’équilibre.

La contre-volte d’un quart de tour : depuis la garde de la couronne toujours.
Avancer le pied gauche devant le droit et pivoter sur le talon du droit. Changement de garde et rotation à nouveau.

La demi fente avant ou latérale :
préférable à la fente d’escrime moderne car les attaques sont plus portées de taille que d’estoc à l’époque médiévale. Sans parler du risque de déséquilibre important du fait du déplacement rapide du centre de gravité et de l’inertie de la lame et de l’armure.
La demi-fente permet un déplacement un peu plus ample que la marche mais avec moins de déséquilibre que dans la fente normale.
Il s’agit de déplacer plus ou moins vivement la seule jambe avant, qui se plie, alors que la jambe arrière reste en place, pied à plat.
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MessageSujet: Re: ~~Livre sur la théorie du Combat et son apprentissage~~   Ven 24 Sep 2010 - 15:51

III – Les gardes principales et secondaires

Il y en a un très grand nombre, chaque maître ayant recherché la plus infaillible à son tour. Aucune n’est neutre car elles cherchent soit l’attaque soit la défense. Certaines sont des menaces, d’autres des invites ou des provocations. Ce n’est jamais une position statique.
Attention avec une armure, pensez à déplacer votre centre de gravité vers l’arrière pour un meilleur équilibre.

Le rôle de toute garde est avant tout :
- une position de récupération et d’observation
- une position de défense par fermeture d’une ligne d’attaque spécifique, donc stratégique
- une position de préparation à l’attaque ou de menace directe

En escrime de taille, il y a huit gardes principales : la garde de la couronne, la garde courte, la dent de sanglier, la porte de fer, la fenestre senestre ou dextre et la garde de la barrière.

En escrime d’estoc, il y en a 5 : la garde longue, la garde de l’encoignure, la garde du bœuf senestre ou dextre, et la garde de la charrue.

1-les gardes principales en escrime de taille

La garde de la Couronne :
Elle est considérée comme garde moyenne ou garde affrontée car on y présente son front.
En tout cas, c’est la plus naturelle et la moins fatigante, elle permet une bonne récupération après une longue passe d’armes.
Bonne défense contre les coups de taille senestre mais ouverture du côté dextre. Elle constitue même une invite à dextre.
Pour un droitier il faut se positionner ainsi : pied droit en avant dirigé vers l’adversaire, pied gauche à peu près perpendiculaire. Bras fléchis avec main droite en supination (au-dessus de la ceinture) et main gauche en pronation (en dessous de la ceinture), avec la pointe de la lame légèrement en dedans (droite). La lame est donc en diagonale. Le défaut est d’avoir la lame en dehors (cf diagramme des directions de frappe plus loin)

La garde courte :
Ou garde adossée car le dos est présenté à l’adversaire, ou garde fermée.
Défense à dextre à l’inverse de la garde de la Couronne.
Position : pied gauche devant et dirigé vers l’adversaire, pied droit perpendiculaire.
Bras fléchis, main droite en pronation et main gauche en supination. Elle ne paraît pas naturelle à cause de la position des mains dans cette tournure d’épaules.
La lame présente la pointe au niveau des yeux de l’adversaire comme une menace, légèrement en dedans (surtout pas en dehors là encore). Lame en diagonale à nouveau.

La dent du sanglier :
Protection de la jambe avant à senestre, liberté de la jambe avant à dextre et possibilité de protection en hauteur par des coups d’interception.
Position : pied droit devant dirigé vers l’adversaire. Pied gauche à angle droit derrière.
Main droite en supination (sous la ceinture) et main gauche en pronation au niveau de la ceinture.
Lame dirigée vers le sol, voire touchant le sol poru plus de récupération.

La porte de fer :
Défense de la jambe avant à dextre cette fois. Elle provoque des attaques soit sur la jambe à senestre soit sur le haut du corps..
Position : pied gauche en avant dirigé vers l’adversaire, pied droit perpendiculaire derrière.
Main droite en pronation sous la ceinture, main gauche en supination au dessus.
Lame soit en protection de la jambe avant, soit pratiquement parallèle à la jambe droite.

Position variante (demi porte en fer) : pied droit en avant et pied gauche en arrière, mais toujours le côté droit protégé.

La fenestre senestre :
Défense de la ligne du dessus, protection tête et épaules des coups de tranchant, facilite aussi les attaques par couronné revers.
Position : pied gauche devant perpendiculaire au pied droit. Buste en léger aplomb (et non en retrait ou droit pour une fois) pour mieux parer.
Lame au-dessus de la tête parallèle ou presque à la ligne des épaules, pointe à droite. 2ventuellement plus basse de la main droite. Bras fléchis et tirés à gauche pour dégager le visage.

La fenestre dextre :
Ferme également la ligne du dessus.
Position : pied gauche vers l’adversaire et le droit perpendiculaire derrière.
Buste en aplomb à nouveau, lame au-dessus de la tête et parallèle aux épaules.
Pointe de la lame à gauche cette fois.

La garde de la barrière :
A dextre ou à senestre, elle se prend aisément à partir de la garde de la fenestre (dextre ou senestre).
Il suffit de mettre la lame en oblique avec la pointe vers le sol, parfois légèrement en avant.
Protection du ventre et des jambes à senestre ou du flanc et des jambes à dextre.
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MessageSujet: Re: ~~Livre sur la théorie du Combat et son apprentissage~~   Ven 24 Sep 2010 - 15:53

2-les gardes secondaires en escrime de taille

La queue tendue :
Garde qui favorise les attaques par moulinets horizontaux, mais permet les moulinets verticaux aussi. Prise de parades difficile par contre. Garde valable à dextre ou à senestre (avant-bras croisés dans ce dernier cas). Utile poru cacher son arme à son adversaire et donc ses intentions.
Position pour un droitier et à dextre : pied gauche devant vers l’adversaire, pied droit presque perpendiculaire. Bras tendus en arrière, main droite légèrement au-dessous de la ceinture et main gauche au-dessus, quand on porte des gantelets (sinon mains plus hautes).

La garde de la Dame :
Pied gauche en avant et pied droit en arrière. Arme posée sur l’épaule droite, lame avec la pointe vers le sol. Avant-bras gauche à hauteur du front pour ne pas gêner la vision.
Garde qui peut servir à parer une action adverse qui se termine dans son dos, ou d’armement pour une attaque par brisé. A dextre comme à senestre, la position des bras reste assez naturelle.

La garde de la Reine :
Garde variante de la précédente. Epée sur épaule droite mais pointe vers la gauche. Avant-bras gauche contre la poitrine pour dégager la vue. A dextre comme à senestre, la position des bras reste assez naturelle.
Cette garde est une vraie provocation du fait de l’ouverture du corps. Elle peut aussi lancer des attaques avec une forte inertie par des couronnés à la figure.

La garde du Faucon :
Aussi appelée garde haute ou garde du toit. Elle prépare les attaques par brisés. Elle peut aussi constituer une invite à un coup d’estoc qui sera paré par une attaque au fer par brisé dextre ou senestre.
La position des pieds n’est pas essentielle ici. Les mains sont levées au-dessus de la tête le plus haut possible mais avec les bras fléchis pour garder de la force.


3-Les gardes en escrime d’estoc

La garde longue :
Permet de garder l’adversaire à grande distance en le menaçant au visage de la pointe. Presque identique à la garde de la Couronne pour la position générale du corps, mais avec la lame pointée vers l’adversaire, les bras tendus et la main gauche qui empaume le pommeau.

La garde de l’encoignure :
Pour maintenir à distance l’adversaire en le menaçant de la pointe à hauteur du cou, très utile quand on est acculé dans un angle.
Très proche de la garde de la couronne pour les jambes. Bras plus ou moins fléchis avec mains près du visage. Lame orientée vers le visage de l’adversaire.

La garde du bœuf senestre :
Permet de menacer le visage de l’adversaire de la pointe de l’épée. Elle est identique globalement à la garde de la fenestre à senestre mais avec la pointe au niveau des yeux de l’adversaire.

La garde du bœuf à dextre :
Menace le visage à nouveau avec la pointe, globalement identique à la garde de la fenestre dextre mais avec la lame au niveau des yeux de l’adversaire.

La garde de la charrue :
A dextre ou à senestre.
A dextre, elle est assez proche de la garde courte de taille, mais avec la lame horizontale et la pointe menaçant l’adversaire.
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MessageSujet: Re: ~~Livre sur la théorie du Combat et son apprentissage~~   Ven 24 Sep 2010 - 15:53

IV-Les attaques et les préparations d’attaque

1-Généralités sur l’attaque

On peut considérer les attaques en fonction du type de frappe (taille ou estoc, simple ou composée), ou bien en fonction de la cible à atteindre, parfois désignée selon les différentes parties de l’écu (bouclier).




Les attaques peuvent être portées soit au corps, soit aux avancées, jambes ou bras. Il est possible de superposer le cercle et ses lignes ci-dessus sur chaque partie du corps afin de désigner précisément chaque partie à atteindre. C’est ce que fait le diagramme des 7 épées en quelque sorte.



On peut distinguer 7 types d’attaque : à la figure dextre ou senestre, aux épaules et aux bras, aux jambes,au pal (fessier^^) à la tête (ou au chef) mais hors diagramme

Exemple : attaque par brisé senestre à la figure senestre = coup de taille du haut vers le bas passant par notre gauche et touchant l’adversaire à la figure.


2-Les préparations d’attaque

Les préparations d’attaque sont souvent nécessaires à une bonne attaque, elles la renforcent. Ce ne sont ni des actions offensives, ni des actions défensives. Elles sont réalisées soit avec les jambes, soit avec l’arme, soir en combinant les deux.
- préparation d’attaque avec les jambes : déplacement ou enchaînement de déplacement
- préparation d’attaque avec l’arme : attaques au fer et prises au fer

Les attaques au fer sont de 3 sortes :
- le battement qui consiste à frapper le tiers faible de la lame de son adversaire avec autorité et de façon assez sèche, en utilisant le tiers moyen de sa lame, le tranchant venant heurter le plat de la lame adverse grâce à une rotation du poignet à droite ou à gauche.
- la pression qui se fait en appuyant plus ou moins fortement du tranchant de sa lame, pendant un court instant, sur le faible de la lame adverse afin d’obtenir une réaction. Peu fréquent en combat sauf lors d’un croisement (rare).
- le froissement qui consiste à frapper tout en glissant du faible vers le fort de sa lame. Combiné avec un mouvement hélicoïdal de la pointe on peut obtenir un désarmement.

Les prises au fer comportent aussi 3 différents éléments :
- l’opposition qui s’exerce sur le faible de la lame adverse avec une pression assez forte du fort de sa lame, tout en allongeant progressivement son bras pour écarter la lame adverse, et placer, soit une attaque d’estoc, soit de s’approcher de son adversaire. A réaliser sur un mouvement d’avancée de la lame adverse.
- le liement consiste à se saisir de la lame adverse dans une ligne pour l’amener dans une ligne opposée tout en gagnant de la distance pour une attaque au corps à courte distance. Trois temps d’action : fermeture de la ligne, pression du fort sur la lame adverse, rester au contact pendant le mouvement de déviation et de changement de ligne
- l’enveloppement qui est faisable seulement si l’adversaire vous menace de la pointe de sa lame à hauteur des yeux avec ses bras un peu tendus et ses mains serrées. Il faut faire un mouvement circulaire pour amener la lame adversaire dans une ligne et la ramener dans la même après, avec un contact constant fer contre fer, et un déplacement vers l’avant poru une attaque au corps.


3-Les attaques de taille par moulinets verticaux

Les attaques de taille sont réalisées soit par des coups de tranchant, soit par des coups de contre tranchant ou de faux tranchant, elles sont de deux sortes : les moulinets verticaux ou les moulinets horizontaux.

Les moulinets verticaux : les taillants, les martels, qui vont du haut vers le bas, les contre taillants qui vont du bas vers le haut, et les coups tordus qui vont de dextre à senestre ou inversement.

- les taillants : moulinets horizontaux du haut vers le bas avec le tranchant et qui utilisent le poids et l’inertie de l’arme poru augmenter la force d’impact, visant surtout les épaules, figures, avant-bras, le crâne étant protégé par le heaume.


Armement à droite et cible à droite aussi (en croisant pour éviter de se découvrir trop). Depuis la garde de la courte, descendre la lame vers le sol et la remonter par un moulinet vertical afin d’armer. Coup porté en avançant le pied droit.
A senestre, on déclenche à partie de la garde de la Couronne en armant sur la gauche. Cible à gauche et déplacement pied gauche vers l’avant.

- les martels : rappellent un coup de marteau, coup de tranchant avec un petit armé, au niveau de l’épaule. A dextre on arme depuis la garde de la dame à dextre en ciblant l’épaule gauche de l’adversaire et en avançant le pied droit. A senestre on arme depuis la garde de la dame à senestre (cible et déplacement inversés). Au chef, on arme depuis la garde du faucon, en ayant une capacité à toucher malgré le heaume correcte contrairement aux autres frappes.

- les contre taillants : avec le tranchant de la lame pour les cibles basses, avec le contre tranchant pour les cibles hautes en général, la lame remontant du bas vers le haut grâce au moulinet. Cibles principales : le pal, le buste ou les avancées, ou la lame adverse en interception. Coups difficiles car mouvements peu naturels, et pas de croisement cette fois. On frappe du côté où l’on arme (armement à dextre = frappe à senestre de l’adversaire).

- les coups tordus : réalisés avec le contre tranchant, de gauche à droite ou inversement, et très efficace surtout en riposte après parade de la garde de la barrière.


4-Les attaques de taille par moulinets horizontaux

Trois cibles (figure, flancs ou jambes) et trois types d’attaque : les couronnés, les revers et les avers, les coups de travers.
- les couronnés : armement par un grand cercle au-dessus de la tête. A dextre quand le cercle est inverse au sens horaire. A senestre dans le sens horaire. Facile à lancer depuis les gardes de la fenestre.
- le revers et l’avers : portées avec le tranchant sur la figure en général, ces attaques se font avec un petit armé depuis la garde de la Reine (garde à dextre donne le nom d’avers, à senestre donne le nom de revers).
- le coup de travers : un peu comme le couronné mais avec les bras tendus devant soi.


5-Les attaques d’estoc

Réalisées avec la pointe de l’épée, elles sont dirigées vers les cibles suivantes : face, gorge, défaut de la cuirasse de l’adversaire.
Soit directe, soit indirecte, avec un mouvement d’évitement de la lame adverse. Il y en a trois différentes :

- le coup de la colère : coup de pointe direct réalisé par un allongement des bras suivi d’un déplacement vers l’avant le plus droit possible, soit par une demi-fente, soit par une marche. Lancement sur une garde du bœuf nécessairement (donc bras au-dessus de la tête avec la pointe plus basse que les mains). Peut être renforcée par une attaque au fer ou une prise.
- le coup bigle : attaque par un coup indirect, un mouvement hélicoïdal de la pointe se faisant d’abord pour passer de la garde du bœuf à dextre à la garde du bœuf à senestre ou inversement alors que l’adversaire a la même garde que soi. Il y a frappe de la lame adverse au passage.
- le dégagement : la pointe contourne la lame adverse en passant autour de la garde adverse. Il faut pour cela allonger les bras et se déplacer vers l’avant. Quand on a sa lame haute, on passe dessous la lame adverse. Sinon c’est l’inverse.


Conclusion :
Bien sûr, l’idéal est de combiner ses attaques soit par séries de frappes, soit en général par feintes et fausses attaques au préalable (l’engagement physique doit être moindre sur les feintes mais assez important quand même pour paraître réel à l’adversaire évidemment).
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MessageSujet: Re: ~~Livre sur la théorie du Combat et son apprentissage~~   Ven 24 Sep 2010 - 15:54

V-Les techniques à courte distance

A longue distance, le système de défense est basé sur 3 éléments : l’attaque, la rupture ou les parades.
L’attaque comme défense est une interception violente au fer.
La rupture de l’espace de combat peut apparaître comme une poltronnerie mais c’est en fait une preuve de grande maîtrise.
La parade se fait par la fermeture des portes d’attaque adverses en utilisant une garde. C’est une façon de décider à la place de l’adversaire du lieu et du moment de son attaque.
9 gardes conviennent (garde de la Couronne, garde courte, dent du sanglier, porte de fer, les deux gardes de la fenestre et les deux de la barrière, plus la garde de la dame qui est considérée comme une parade de cavalier).

A courte distance, il y a des gardes spécifiques mais aussi des techniques à part entière que ce soit pour la défense, pour l’attaque, ou pour le désarmement.
L’épée elle-même est tenue différemment, la main droite sur la poignée et la gauche sur la lame. Parfois même les deux mains sur la lame ou à une seule main.

1-Les gardes à courte distance

La garde du petit serpent :
Pied gauche devant, pied droit derrière, main droite sur la poignée, main gauche sur le fort de sa lame au tiers. Bras gauche tendu vers l’adversaire et la pointe qui menace. La lame est donc horizontale et à hauteur de ceinture, les pouces tournés vers la pointe.

La garde de l’archer :
Pied gauche devant à nouveau et pied droit derrière. Main droite sur la poignée, main gauche qui tient l’arme en son milieu. Pouces tournés vers la pointe et bras gauche repliés contre la poitrine, la main à hauteur de l’épaule. La droite est à hauteur de la ceinture et le bras droit fléchi.

La garde de la croix :
Toujours pied gauche devant. Main droite sur la poignée et main gauche tenant l’arme dans son milieu. Pouces toujours vers la pointe, main gauche à hauteur du coude, bras plié. Main droite sous la ceinture, bras droit quasi tendu.

La garde de la croix bâtarde :
Pied droit devant et gauche derrière cette fois. Main droite sur la poignée ou le fort de la lame, main gauche sur le moyen de la lame. Pouces tournés vers le pommeau.
Garde qui permet les actions de crochetage et les coups de pommeau.

La garde du grand serpent :
Pieds parallèles, main droite sur la poignée, main gauche sur la lame dans le premier tiers (le faible). Pouces tournés l’un vers l’autre, bras fléchis au-dessus de la tête pour la garde haute du grand serpent.

La garde basse du grand serpent :
En position basse, les bras sont au niveau de la ceinture. Cette garde permet les enlevés au pal.
Deux parades latérales possibles depuis cette position.

Les gardes de la Couronne, de l’aigle et la garde courte peuvent être utilisées en courte distance aussi.

2-Les attaques à courte distance

Les brisés depuis la garde de l’aigle sont toujours valables mais facilement parées avec la garde du grand serpent. Mieux vaut utiliser des attaques spécifiques à la courte distance, ce qui nous rapproche des techniques de lutte à mains nues ou avec une dague.

Les crochetages :
Arme tenue avec les deux mains sur la lame. Cibles : le corps (tête, bras ou jambes) ou la lame de l’adversaire elle-même, surtout quand l’autre est sur la garde du grand serpent.
Il y a quatre types de crochetage : de dessus, de dessous, à la tête ou à la jambe.






Les coups de pointe :
Grands coups de pointe donnés comme un brisé mais avec une main sur la garde et l’autre sur la lame, soit depuis la garde haute du serpent, soit depuis la garde du petit serpent.

Les saisissements de l’arme ou du bras armé :
Il y a bien sûr plusieurs variantes comme :

- le saisissement arrière avec coup de pied (attaque avec brisé à grande distance pour déclencher une parade du grand serpent, saisissement de la lame adverse, blocage de l’adversaire avec son pied et frappes répétées de sa lame sur la tête),


- le saisissement avant croisé : depuis la garde de la croix si l’autre est en garde de la croix aussi, avancer en gardant les deux épées en contact, puis pression et saisissement en faisant une rotation du pommeau vers le haut, fin avec frappe du pommeau ou des quillons.



- le saisissement sur la garde de la Couronne : parade puis pression continue sur la lame adverse, saisissement et traction violente vers soi et coup de pied sur le genou.



- le saisissement par enroulement du bras gauche : enroulement du bras gauche autour de la lame et maintien en tenant un quillon, ou enroulement du bras directement. Coups de taille avec sa lame en même temps. Si l’adversaire tient sa lame à deux mains, on peut même enrouler son bras sur les deux à la fois !


- l’immobilisation de l’arme adverse : sur une attaque de pointe en garde du petit serpent, saisir l’avant-bras gauche et se placer derrière son adversaire pour immobiliser sa jambe gauche avec votre droite. Finir avec votre épée passée entre son bras et son épée, ce qui bloque la sienne en faisant levier dessus vers l’avant pour le faire tomber, en appuyant éventuellement d’un coup de genou.


- les saisissements arrières : après une volte ou une contre-volte, saisissement d’un bras de l’adversaire et neutralisation.


Les coups spéciaux comme les coups de pommeau ou les désarmements :
- les coups de pommeau ou de quillons :
Après immobilisation du bras armé de l’adversaire, ou après une esquive, ou après saisissement de sa lame, ou après parade latérale depuis la garde du grand serpent, ou après une feinte d’attaque par brisé sur garde de l’aigle.

- les désarmements :
Aussi bien à dextre qu’à senestre.
A dextre depuis la position de parade en garde courte sur une attaque latérale. Blocage avec la main gauche au niveau de la main armée adverse, mouvement violent de rotation avec les jambes et le bassin pour arracher l’arme adverse.
A senestre, se fait depuis la garde de la Couronne.



[Ouvrage originel écrit par Lucillus de Zyelinski pour l'OPP le 21 décembre 1455 - Source: http://www.vie-medieval.com/modules/forum/article.php?NUM=8&NUMA=75]
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