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 ~~Livre des armes blanches ~~ (EAVAN)

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MessageSujet: ~~Livre des armes blanches ~~ (EAVAN)   Ven 24 Sep 2010 - 16:01


SOMMAIRE


1. épée

2. sabre

3. hache

4. autres armes

5. sources de forgerons et d'amis




6. l'angon



aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
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MessageSujet: Re: ~~Livre des armes blanches ~~ (EAVAN)   Ven 24 Sep 2010 - 16:02

1 . Les épées


Indroduction:L'épée est une arme très ancienne et très répandue.
On admet qu'elle est apparue avec la métallurgie du bronze. L'épée des Gaulois, avec laquelle ceux-ci frappaient de taille, était plus longue que le glaive, large et pointu, des Romains; par la suite, ceux-ci fabriquèrent une épée à lame longue dont se servait leur cavalerie.
Les chevaliers occidentaux étaient armés d'une longue épée droite, à deux tranchants, tandis que les Orientaux utilisaient le sabre, à lame courbe, tranchant du côté convexe.
Tout au long du Moyen Âge, l’épée reste l’arme principale du chevalier.
Le progrès des armures voit apparaître l’armure de plaques de métal qui remplace la cotte d'écailles ou la cotte de mailles et oblige le combattant à rechercher un outil capable de pénétrer entre les éléments qui sont devenus résistants au coups de taille. Pour cette raison , des épées dont la lame se rétrécit et s’effile de plus en plus à la pointe sont conçues.



Différentes épées :

A. L’épée à une main et demie représente une rupture dans les traditions de l’épée classique du chevalier et impose au chevalier ses propres règles : en tenant l’épée aussi avec la main gauche, le combattant ne peut plus porter l’écu où est peint son blason. En laissant le bouclier, le chevalier abandonne ses couleurs, c’est pourquoi, on nomme cette arme, la "bâtarde".


B. L'épée a deux mains est une arme datant du Moyen Âge, et peut-être même d'un peu avant.
Dans les batailles elle est principalement utilisée dans les premiers rangs, afin de maintenir les adversaires à grande distance, de les faire reculer et ainsi de gagner du terrain sur le champ de bataille.Les épées à deux mains ne peuvent être utilisées qu'avec un mouvement latéral et non de bas en haut car le coup porté de bas en haut est très peu puissant, vu le poids de l'arme.


C. Le braquemard (ou braquemart) est un modèle d'épée du Moyen Âge courte, large et forte. C'était l'épée utilisée par les gens du peuple pour se défendre en général .

D. Une claymore est une large et grande épée à 2 mains facilement reconnaissable. Elle mesure environ 1,35 mètre de long (1,05 mètre de lame et 30 centimètres de poignée). La poignée se distingue par 2 branches longues souvent terminées par un trèfle à quatre feuilles.

E. Epée asiatique (Viétnam)


Utilisation : de taille : coup portée avec le fil de l'épée (l'arête tranchante) ;
d'estoc : coup porté dans l'axe de l'épée pour transpercer son adversaire.

Anecdote : Cette épée était nommée "double solde" . Les soldats qui portaient cette épée étaient en première lignes et comme vous pouvez le voir, les lames sont très courtes sur ces épées . Au vu des chances de succès des soldats, la mission était payée double, d'où "double solde" .

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MessageSujet: Re: ~~Livre des armes blanches ~~ (EAVAN)   Ven 24 Sep 2010 - 16:03

2 . Le sabre


Introduction : Le sabre est une arme blanche d'estoc (dont on utilise la pointe) et de taille (dont on utilise le tranchant). Généralement courbe, il ne possède qu'un seul tranchant (ce qui le distingue de l'épée), il peut être utilisé à une ou deux mains en fonction du type de sabre.
Une épée possède un double tranchant ; à ce titre, elle permet une plus grande liberté que le sabre, mais l'affinement des tranchants fragilise la lame. N'ayant qu'un seul tranchant, le sabre possède une plus grande solidité (dos de la lame large) pour une masse plus faible, ce qui en fait l'arme idéal pour la cavalerie.


La dissymétrie fonctionnelle permet une dissymétrie de la forme, alors que l'épée se doit d'être symétrique. La dissymétrie de la forme permet même de plus facilement repérer le tranchant du dos. Les sabres sont de fait fréquemment courbes, ce qui facilite le dégainage.Contrairement à l'épée, on peut poser la main sur le dos de la lame, ce qui permet d'exercer une pression supplémentaire dans certains cas (blocage de la lame de l'adversaire par exemple), mais fournit également une possibilité de désarmement (saisie judicieuse du dos de la lame).La poignée est généralement entourée d'un morceau de tissu servant à absorber la sueur pour une meilleur prise en main. Entre la lame et la poignée, une garde faite d'un morceau de métal de forme ovale, empêche l'adversaire de trancher la main tenant le sabre. Avant, des rainure étaient gravées d'un côté de la lame afin de faciliter le jaillissement du sang ennemi et le retrait de la lame!





Différents sabres :

A . Cimeterre
Le nom de Cimeterre, une arme de l'Orient, vient de l’italien « scimitarra », lui-même du persan « Shimshir ou Chamchir ». On peut commencer par dire qu’elle est une arme très particulière, simplement par le fait de sa lame courbe et qu’elle requiert une approche totalement différente d’une épée normale. Il est considéré comme une des épées le plus connue et les plus terrifiantes de l’histoire et cela du fait que les Arabes en ont fait usage dans nombre de conquêtes.
L’autre intérêt, d’une telle arme c’est que sa lame courbée permettait de glisser sur les surfaces dures (armure, cotte de maille etc.) et permettait de reprendre une attaque manquée. Ses effets dévastateurs sur-le-champ de bataille ne faisaient aucun doute.


L’arme atteint parfois les 90 cm (plus de 70 pour la lame). La lame a un seul tranchant et elle se termine par une pointe très efficace pour les coups d’estoc, les coups de taille étant renforcés par l’élargissement et l’alourdissement de la lame vers la pointe. Il subsiste des cimeterres à lame flambée, à quillons redressés vers la pointe, etc. Il faut préciser qu’au sens large, le mot "cimeterre" désigne tous les sabres moyens ou proche-orient .
C'est l'arme de nos ennemis du sud, les Ottomans .
Il faut connaitre ses ennemis mieux que ses amis ...

B .Nimcha : sabre marocain .

C . Sabre d'abordage : sabre court et épais en usage dans la marine, mi-arme, mi-outil.


D .Yatagan : sabre des peuples nomades d'Asie.

E . Sabres viétnamiens :

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MessageSujet: Re: ~~Livre des armes blanches ~~ (EAVAN)   Ven 24 Sep 2010 - 16:03

3 . La Hache



Introduction : Les peuplades germaniques semblent être les premières a avoir utiliser la hache au combat.


La hache servait au début à couper du bois mais bien vite elle en vint à couper d'autres choses ... En effet, la hache est aussi utilisée comme une arme de combat rapproché. Plus difficile à manier qu'une épée en raison du poids et du manque d'équilibre (en effet, une épée est quelque peu équilibrée par son pommeau), la hache permet cependant des frappes plus puissantes. Les haches franciscaines étaient des haches à double tranchants. Les haches pouvaient également être lancées mais elles étaient dans ce cas plus petites et plus légères.


Evolution : Les Francs se servaient d'une hache courte au fer lourd, appelée Francisque. Elle pouvait être lancée à 3 ou 4 mètres de distance.


A l'époque carolingienne, la hache dite "Danoise" est utilisée au combat. Elle est assez longue (environ 1m50) et tenue à deux mains. Elle sera utilisée jusqu'au XIIe siècle (Les Anglais en possédaient à la bataille d'Hastings en 1066).


La chevalerie française adopta la hache vers la fin du XIIe siècle à la suite des premières croisades.
Au XIIIe siècle, les fantassins portaient également des haches plus ou moins longues.
A partir du XIVe siècle, des haches nouvelles apparurent: elles étaient forgées de façon a pouvoir frapper de taille et d'estoc. Une pointe aigue était ajoutée derrière la partie tranchante. Les haches des fantassins avaient aussi une pointe au bout du manche, genre baïonnette.
Le manche s'allongea également et cette hache prends le nom de hallebarde au XVe siècle.


Différentes haches :

A. Grande hache d'arme
Son fer de combat est devenu polyvalent : hache pour la taille, masse de fer pour le choc et pointe de tête de hampe pour l'estoc.
Principalement utilisée par les hommes d'armes à pieds pour l'assaut des places fortes.


B. Hache d'arçon
Hache relativement courte, elle pendue à l'arçon de la selle par une sangle, c'est une arme d'appoint qui seconde l'épée de taille puis d'estoc dans les combats entre chevaliers.

C. Hache de brèche
Grande hache à deux mains utilisé pour l'assaut des brèches créées par l'assaillant. La grande hache nécessite de l'espace pour une bonne utilisation. Nombreuses formes du fer de combat existent. La longueur totale est variable suivant les exemplaires.


D. Exemple de hache de lancer

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MessageSujet: Re: ~~Livre des armes blanches ~~ (EAVAN)   Ven 24 Sep 2010 - 16:04

4. Autres armes du fantassin ...



La massue .

La masse dérivée du maillet est un gourdin conçu comme une arme de combat contondant servant à assomer .


La masse d'arme est constituée d'une masse lourde accrochée au bout d'un bâton plus ou moins long. Arme voisine du gourdin, ce fut l'une des premières armes utilisées par l'humanité.

La masse s'est raffinée dans le courant du Moyen Âge, bien que bénéficiant d'une allonge réduite, sa puissance de choc permettait de briser les os, rendant les protections souples telles que les cottes de mailles inopérantes, enfonçant également volontiers les casques et pièces d'armures rigides.



Le fléau .


Inspiré du fléau du paysan (instrument agraire), il s'agit d'un fléau renforcé.
Contrairement à bon nombre d'idées reçues, les fléaux d'armes n'ont pas de pointes, sans quoi celles-ci resteraient agrippées dans le bouclier de l'adversaire, rendant la masse inutile pour un second coup. Il en allait autrement des autres armes articulées, ou la distribution des forces ainsi que l'allonge étaient différentes.



L'étoile du matin .

Morgenstern (étoile du matin) : désigne actuellement une combinaison de masse d'armes et de fléau d'armes. Si elle partage avec le fléau quelques généralités (arme contondante articulée à une main), l'étoile du matin a toujours été une arme, elle n'est pas dérivée d'un objet agraire. Comme le fléau, elle est constituée d'un manche qui se termine par une articulation. Ses particularités sont:
A. une articulation, sous la forme d'une (assez) longue chaîne, d'une lanière de cuir ou d'une bielle
B.une boule (souvent de métal), attachée à l'extrémité de l'articulation et généralement lardée de pointes



Goupillon : il s'agit d'une version plus dangereuse (tant pour l'utilisateur que pour la cible) de l'étoile du matin.
Au manche sont attachées deux ou plus souvent trois chaînes lestées d'une boule hérissée de pointes . Il est parfois conçu pour être utilisé à deux mains.



Conclusion :

Ces armes étaient utilisées par des fantassins. L'exception est l'étoile du matin qui pouvaient également être utilisée par les chevaliers pour attaquer les ennemis à terre, grâce à l'allonge supplémentaire procurée par la chaîne.

Avantages:
contre un adversaire équipé d'un bouclier, la flexiblité du lien permettait à la masse de se rabattre sur l'adversaire quand elle passait par-dessus le bouclier ;
l'articulation augmentait le moment de force de la frappe, frappant avec plus de violence. En outre, l'articulation rend la transmission de force sensiblement différente d'une arme non-articulée (pas de choc retour sur le manche dû à l'impact).

Inconvénients :
maniement malaisé demandant un plus grand entraînement sous peine de se blesser
nécessité d'un certain espace pour frapper


La dague .

Arme d'estoc courte utilisée pour le corps à corps ; à l'occasion, peut servir pour la chasse (n'a jamais été intégrée à un sport).
Elle pouvait être utilisée :
- comme couteau
- comme une épée courte


La dague était parfois placée dans la botte de certains chevaliers pour se protéger si jamais il venait à tomber de son cheval.

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MessageSujet: Re: ~~Livre des armes blanches ~~ (EAVAN)   Ven 24 Sep 2010 - 16:04

5. Sources de forgerons et d'amis




A propos de l'épée ...



Généralités
L’épée médiévale est fondamentalement une lame de métal conçue pour 3 fonctions : couper, parfois trouer, et parer. Très peu d’épées assurent ces fonctions de manière également satisfaisante, et le fait de parer est plutôt une fonctionnalité secondaire.
La plupart des épées médiévales ont des lames larges et droites à double tranchant, avec une extrémité pincée ou effilée, et une hampe cruciforme et droite. La longueur de la lame varie, mais seulement de quelques centimètres.


La lame

Longueur

La longueur dépend en fait de la taille du porteur : celui-ci doit pouvoir toucher ses adversaires lorsqu’il est à cheval et eux au sol, ou inversement. Contre un adversaire muni d’un bouclier, l’épée doit pouvoir atteindre les jambes, la tête et le bras armé. Enfin, il faut pouvoir porter l’épée au côté, de la hanche à la cheville.

Poids

Une épée doit être assez légère pour être transportée et utilisée grosso modo toute la journée en combat. Elle doit être bien balancée, et maniable pour s’en servir de manière efficace.

Lourde, la lame possède une inertie qui permet des coupes plus fortes, au prix d’une maniabilité réduite (ce qui est crucial lorsque l’on tente de toucher).


Largeur

Une lame doit être suffisamment large pour permettre de l’aiguiser, de meuler les entailles causées par un usage fréquent. De fait, la technologie moyenâgeuse impose une largeur minimale pour que la lame puisse à la fois infliger des coups puissants et garder un minimum de tranchant.

Tranchant

Si le tranchant est fin, les coupures sont plus efficaces, mais il faut l’aiguiser et le réparer plus souvent. Des tranchants avec un angle plus obtus coupent moins bien, mais peuvent permettre d’avoir une lame plus forte, plus apte à parer.


Le tranchant d’une épée médiévale ressemble plus celui d’un burin qu’un couteau de boucher moderne. La lame doit être bien trempée et le tranchant doit être entretenu pour rester bien poli. Tout artefact ou protubérance sur le poli de la lame accrochera à coup sûr. Avec une lame moins bien trempée, un tranchant ne mordra pas dans une cotte de mailles ou même du cuir épais.

Epaisseur

Cela joue fortement sur le poids bien sûr . Entre les deux tranchants, la partie centrale de la lame. Ici, une multitude de possibilités : il suffit de "couper" la lame sur son épaisseur pour le visualiser. Avec une forme en amande, par exemple, la partie centrale n’est pas vraiment délimitée par rapport aux tranchants. Un losange, idem, mais on distingue au moins la délimitation des deux tranchants. Mais ceux-ci ne doivent pas forcément se rejoindre : la partie centrale peut être plate (une forme d’hexagone aplati), voire légèrement concave.
Dans ce cas, on parle du creux de la lame, qui permet d’alléger l’épée sans réduire sa longueur ou sa surface de tranchant. Cela permet également d’ajouter de la rigidité et de la force sans rajouter du poids ou baisser la flexibilité.

Il existe une variété considérable de creux. Ils peuvent être sur une seule face de la lame ou les deux, être profonds et étroits ou peu accentués et larges, se retrouver sur toute la longueur de la lame ou au contraire seulement prêt de la base. Si le creux est profond, cela permet d’alléger la lame sur la moitié inférieure, mais on l’arrête à la moitié pour garder de la rigidité sur la moitié supérieure. Il est courant d’avoir plusieurs creux parallèles sur une même face de la lame. Le creux est parfois perçu, par ignorance, comme un sillon permettant au sang de s’écouler.
Au lieu de creuser la lame, il est possible de la renforcer, ce qui améliore la rigidité des lames les plus minces, ou celles utilisées pour combattre des armures de plates.

Solidité

Même si les épées sont prévues pour l’éviter, elles peuvent toutes casser. En tapant trop fort sur le plat de la lame, celle-ci peut se tordre jusqu’au point de rupture. En frappant sur le tranchant sur un point abîmé ou sur un artefact de forge interne, la lame peut craquer et se fissurer. Comme la plupart des lames, après 900, étaient faites en soudant un noyau de fer mou entre deux écailles d’acier, il peut y avoir une petite couture vers le centre de la lame, qui peut faire casser celle-ci si le tranchant est trop endommagé.

Flexibilité

La flexibilité est une caractéristique cruciale de l’acier d’une bonne épée. Celle-ci doit être résistante aux chocs répétés, flexible de telle manière qu’en frappant le bord d’un bouclier elle puisse se courber, se tordre, et revenir à l’état initial par la suite.
Evidemment, plus une lame est solide, moins elle est flexible, et il existe des épées de différentes trempes. Une bonne lame est capable de se tordre d’au moins 8 centimètres (en partant de la pointe) et de revenir à la position initiale, et ce de manière répétée. Les lames des vikings étaient connues pour pouvoir se tordre de 15 centimètres voire plus.

Pointe



Beaucoup d’épées médiévales n’ont pas de pointes prévues pour trouer, car elles misent plus sur leurs tranchants. Les épées médiévales plus tardives ont des pointes plus épaisses spécifiquement prévues pour percer les jointures des armures de plates.
Les épées dont la fonction est de trancher ont des lames larges habituellement sans pointe (pointe ronde ou non aiguisée). Celles qui peuvent lacérer et trouer tendent à avoir des lames plus minces.
Bref, cela est surtout une question de préférence personnelle. Il est intéressant de noter que quelles qu’ai été les armures en face, cela ne semble pas avoir eu une incidence notable sur les pointes des épées.


Du côté de la poignée




La racine de la lame : le tang

Il s’agit de la partie brute de la lame, non polie, qui passe à travers la garde, sert de base pour la poignée, et auquel se rattache le pommeau. Généralement, lorsque la lame rejoint la garde, la partie visible est plus large que la partie cachée, il arrive même que la lame soit plus épaisse à cet endroit pour en améliorer la force.

Le tang doit être assez large pour soutenir des effets de torsions brusques sans casser, mais pas trop sous peine d’altérer l’équilibre et le poids de l’épée. Le métal est également moins trempé, pour absorber les chocs et vibrations. De fait, le tang peut venir ou non de la même pièce de métal que la lame, et le plus souvent il suffisait de battre le métal une fois la garde passée, pour que le tout tienne d’un bloc.

La garde

Une garde simple, cruciforme, est commune : une épée de famille peut voir bien des poignées et gardes différentes, en conservant toujours la même lame. Si aucune source iconographique ne montre la garde étant utilisée pour parer directement une lame, on peut la voir utilisée pour piéger et immobiliser les armes adverses.

En fait, l’utilité principale de la garde est de stopper la main, d’éviter qu’elle se retrouve sur la lame, lorsque l’épée est utilisée pour trouer. L’utilité secondaire est de protéger la prise à l’épée quand celle-ci percute un bouclier (entre l’extrémité de la garde et le pommeau, tout l’espace interne est protégé), et c’est seulement en troisième position qu’on retrouve la fonction de protection de la main face aux armes adverses.

La poignée

Pour faire une poignée, au-dessus du tang, il est possible d’utiliser du bois, de la corne ou de l’os, mais ces matériaux peuvent être glissants dans une paume en sueur. Des anneaux de métal, de cuir ou du fil de fer était donc utilisés pour une meilleure prise, surtout en conjonction avec des gants de cuirs ou des gantelets de fer. La prise peut également être couverte de lin, velours, ou corde, avec une sous-couche de cuir.

Sur une épée prévue pour couper ou faire des estafilades, la prise n’est habituellement pas ronde, mais plutôt ovale, assez plate. Par contre, une épée prévue pour trouer a plutôt une prise ronde, à cause de la prise spécifique à ce type d’arme . Enfin, les épées bâtardes ou à deux mains plus récentes pouvaient avoir des poignées octogonales, ou carrées aux angles arrondis.

Nous en venons donc à la longueur des poignées : une poignée longue permet de manier plus facilement le poids excédentaire d’une lame large, et d’utiliser une seconde main, ce qui peut être nécessaire face aux armures les plus lourdes. Ces poignées peuvent avoir une protubérance au milieu de la prise, permettant de faciliter leur usage à une main ou deux mains. D’autres prises sont spécifiquement conçues pour un usage à deux mains uniquement. A noter que pour la prise dite "à une main et demi", la protubérance est habituellement plus proche du pommeau que de la garde.



Le pommeau

Le rôle du pommeau est avant tout d’empêcher la main de glisser de la poignée, et il sert également de contrepoids. Il permet de bloquer le tang, de lier ensemble la garde et la lame. Un pommeau de mauvaise taille rend une épée mal balancée et malaisée à utiliser.

Il existe une très grande variété de pommeaux, certains étant spécifiques aux épées à une main et plus confortables contre la paume, d’autres plus appropriés pour des lames larges. Ils peuvent être prévus pour être agrippés par la main ou non, voire pour fonctionner avec des gantelets d’armures.
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MessageSujet: Re: ~~Livre des armes blanches ~~ (EAVAN)   Ven 24 Sep 2010 - 16:04

Angon


L'Angon est une lance ou javelot franc dont le fer a la forme d'un harpon. Certains auteurs ont soutenu, comme le savant Huet, qu'il s'agissait du type primordial de la fleur de lys qui est devenue l'insigne royal. Mais la découverte de cette arme dans des tombes du peuple des Angles, laisse croire qu'elle n'était pas l'exclusivité des guerriers francs.
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MessageSujet: Re: ~~Livre des armes blanches ~~ (EAVAN)   Aujourd'hui à 8:46

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